ecriture
Hors-champ (13) : Les Lueurs versatiles
Les Lueurs versatiles La nuit s'accélère soudainement. Les voitures et les lumières filent dans une violence embuée, plus rien n'existe, il ne reste que le mouvement, qu'elle vient mettre en désordre. Au bénéfice du doute, on lui accorde la possibilité...
Hors-champ (12) : Les Amoureux anonymes
Les Amoureux anonymes On se déplace dans les couloirs comme une bête blessée, on aimerait se dire que c'est un jeu, mais il faut se rendre à l'évidence, on ne saurait faire autrement que se décomposer sur le linoléum poisseux. Les lumières aveuglent,...
Hors-champ (11) : Des Cordes à noeuds et des colliers de perles
Des Cordes à noeuds et des colliers de perles Le lendemain, on se lève sur des ruines. On a dormi, c'est inscrit, le corps reconnaît les faits, il peut témoigner. Mais on est épuisé, parce qu'il est impossible de se reposer avec cette rage sourde qui...
Hors-champ (10) : A la mémoire d'un certain manque
A la mémoire d'un certain manque Le manque est le meilleur des régimes, il vous creuse le ventre bien plus efficacement que les yaourts allégés. Et l'on n'a même pas besoin d'aller le chercher au magasin, il arrive tout seul, comme un gros chat aux poils...
Journal de Sisyphe (54) : épisode final
EPILOGUE Les rouleaux peignaient inlassablement la plage de leur écume blanche, cherchant à rejoindre les barques de pêche laissées là pour permettre aux touristes de prendre des photos un peu plus pittoresques. Ils avaient tous un nom de femme peint...
Journal de Sisyphe (53)
Samedi Une fois de plus, le Simple d'esprit est plein. Octaves sanguines a permis de doubler les recettes du samedi soir, c'est pourquoi le patron offre désormais des tournées gratuites à toutes les personnes que je désigne, à savoir Euclide, Nora, Julia,...
Journal de Sisyphe (51)
Lundi Si l'appel que je reçois aujourd'hui n'est pas aussi dramatique que celui m'annonçant l'hospitalisation d'Anna (toute nouvelle n'étant pas reliée à Anna est par définition assez peu dramatique dans la mesure où son importance est toute relative),...
Journal de Sisyphe (50)
Samedi Je suis à l'horizontale, collé au sol. Plutôt dans un lit, sans doute, car le sol est mou. Le plafond est d'un blanc très ennuyeux. - Comment va notre belle au bois dormant ? C'est Anna, sur le lit d'à côté. - Quelle heure il est ? - Un peu plus...
Journal de Sisyphe (49)
Vendredi Il n'est finalement pas si compliqué d'oublier tous ses réflexes de survie, il suffit de crever de trouille. Je ne mange pas, je ne dors pas, je ne pisse pas, je guette simplement les réactions potentielles d'Anna. Comme l'angoisse ne protège...